COMMUNAUTES ECONOMIQUES REGIONALES CERs

CENSAD

La CENSAD est, avec l’Union Africaine issue de la Déclaration de Syrte du 9/9/1999, l’une des plus grandes initiatives prises par le Leader de la Libye pour faire de l’Afrique un espace stratégique qui compte dans la mondialisation et en tire tous les bénéfices. La Communauté découle de la nécessité d’unir l’ensemble des potentialités et ressources disponibles des Etats du Sahel et du Sahara dans un cadre commun en vue de réaliser des objectifs communs. Aussi, dès juillet 2000 soit quelque mois après sa création, l’UA avait-elle reconnue la CENSAD  en tant CER à part entière, au même titre que les 5 autres qui servent de piliers à la Communauté Economique Africaine.
 
La principale originalité de la CENSAD réside dans le fait qu’elle regroupe la plus part des pays qui sont exposés à la sécheresse et l’aridité et à leurs conséquences écologiques, socio-économiques tels que la désertification, la dégradation des terres, la paupérisation, la migration, la sédentarisation. L’insécurité grandissante dans cette zone et l’élévation du coût de l’exploitation des ressources énergétiques et minérales enfouies dans les zones désertiques et qui ont tendance à se fossiliser accroissent  la vulnérabilité  des pays concernés, ce qui explique leur engouement pour la CENSAD.
 
L’établissement de la CENSAD et sa croissance rapide en dehors du schéma traditionnel des CERs a été rendu possible par l’émergence par l’avènement de l’Union Africaine, ce qui suggère l’existence d’une continuité étroite entre les deux organisations. Du reste les attentes de la CEN-SAD vis-à-vis de l’UA sont plus importantes car toutes les deux transcendent les clivages traditionnels alors que le NEPAD et le PACT reposent davantage sur les blocs régionaux institués. Aussi, l’analyse des capacités aura pour point de départ les liens qu’entretiennent les CERs avec la CEN-SAD d’une part et le PACT d’autre part.
 
La prise de conscience de la sécheresse et l’aridité comme une menace de portée mondiale constitue le principal vecteur de la croissance de la CEN-SAD. La revalorisation des nouvelles CERs (UEMOA, CEMAC) et des CERs sectorielles  est passée par l’adhésion de la plupart des pays membres à la CENSAD renforçant son audience auprès de l’UA au moment où l’UMA était paralysée.
 
Malgré l’ampleur des fléaux auxquels font face les pays membres de la CENSAD, cette dernière Communauté n’est pas encore formellement impliquée dans la mise en œuvre du PACT. Cela se traduit par l’absence d’initiatives et de projets sous son propre label ou en partenariat à l’instar d’autres CERs et au-delà, par une implication insignifiante dans le processus ayant permis d’aboutir au NEPAD et au PACT. Cette situation est d’autant plus paradoxale que la CENSAD pèse plus lourd que toutes les autres CERs réunis et qu’elle couvre l’espace où les investissements infrastructurels sont les plus vitaux pour la survie du continent.

Capacity Needs ; 2006

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                                                                                                                Survey of the Capacity Needs of the Community of Sahel-Saharan States - CenSad




Résumé

I. Introduction
1. Contexte
2. Termes de référence et objectifs 
3. Les CERs, le PACT et la CEN-SAD
4. Sources des informations


II. CADRE INSTITUTIONNEL ET ORGANISATIONNEL DE LA CENSAD
1. Mission et mandat
2. Structures 
3. Processus
4. Recherche, documentation, réseau 
5. Capacités disponibles
6. Appui en renforcement des capacités en cours
7. Alignement entre les missions et les capacités
8. Autonomie financière 


III. EVALUATION DE LA PERFORMANCE DE LA CEN - SAD ET PROFIL INSTITUTIONNEL
1. Méthode d’évaluation et grille de notation 
2. Capacités génériques pour réaliser les fonctions de base d’une CER
2.1 Performance du cadre institutionnel et organisationnel
2.2 Performance du dispositif d’analyse économique et de conception
2.3 Capacité mise en œuvre et de gestion des programmes
2.4 Leadership, Confiance et volonté politique
3. Facteurs complémentaires
3.1 Mise en œuvre des programmes d’infrastructure
3.2 Partenariat pour le développement et le renforcement de capacités 
3.3 Base de Connaissances pour s’insérer dans les réseaux de savoirs
3.4 Bloc de Compétences pour l’Excellence dans la fourniture de services régionaux
4. Evaluation globale et profil institutionnel


IV. BESOINS EN RENFORCEMENT DES CAPACITES
1. Les défis à relever
1.1 La valorisation des ressources et des potentialités de la zone
      La mise en place de la ZLE 
      La globalisation du marché des infrastructures 
      Le partenariat pour le financement du développement
      La compétition pour l’accès aux ressources énergétiques et minérales 
1.2 La lutte contre la sécheresse et l’aridité et leurs conséquences
      La lutte contre la désertification
      La lutte contre la paupérisation
      La lutte contre l’insécurité
      La nécessité d’une union économique
2. Les atouts à valoriser
3. Les faiblesses identifiées
4. Les domaines à renforcer
4.1 Capacités génériques ZLE
4.2 Les facteurs complémentaires
    2.2 Capacités spécifiques Infrastructures/Partenariat
    2.3 Base de Connaissance  
    2.4 Bloc de compétences


V. RECOMMANDATIONS 
1. Répondre aux besoins immédiats
2. Faire face aux besoins de court terme
3. Faire face aux besoins de moyen terme
4. Récapitulatif des besoins et estimation financière