Où en est le code source du développement quand "l’aide s’effondre, le multilatéralisme se fragmente ?

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Où En Est Le Code Source Du Développement Quand "L’aide S’effondre, Le Multilatéralisme Se Fragmente (OECD) »
Sams Dine Sy*
11 Juin 2026

Introduction


Introduction
1. Localiser l’alerte de OECD
2. Que reste-t-il de l’expérience accumulée depuis le début des années 70 avec le projet Interfuturs , une retombée de Dynamo ?
3. Leçons


Introduction

OECD alerte sur une rupture de portée mondiale : "l’aide s’effondre, le multilatéralisme se fragmente". D’où cet exercice initié depuis le 11 mai 2026 en vue "d'imaginer l’avenir de l’aide au développement" et des "solutions concrètes" disponible dans un rapport prévu en octobre. L’alerte sonne comme un état d’urgence tout en faisant du développement à la fois un enjeu (coopération entre acteurs) et un défi (aide bi ou multilatérale). A l’origine de cette insuffisance se trouve son inscription dans la méthodologie normative, oxymore issue de la policy analysis science cette invention américaine dont le déploiement via GAO et HKS explique sa suprématie sur le reste du monde. L’approche de type top-down à travers le glossaire OECD/DAC (Organisation for Economic Co-operation and Development/Development Assistance Committee) et « la "Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement » en est la parfaite illustration.

Si le code source du développement n’est toujours pas percé (Mondialisation & Développement, SD Sy, 2007), OECD s’expose à cette sentence émise plus tard :
« A la question de savoir si les travaux de la Commission (Stiglitz-Sen: Monitoring economic performance, quality of life and sustainability, 2010) ouvre une nouvelle perspective pour le développement, la réponse est négative. En effet, en présence de changements de grande ampleur et de la cohorte de risques, incertitudes, turbulences et autres phénomènes de dépendance dont ils se nourrissent, la performance de tout système économique et social se mesure par sa capacité à y faire face. De quelle capacité s'agit-il ? Comment évaluer les lacunes dans ce domaine ? »…

1. Localiser l’alerte OECD


Venant d’une organisation si ancienne, l’alerte interpelle au regard de sa place singulière dans le système international depuis la fin de la 2e guerre mondiale :
- "Economic Cooperation Administration" ( ECA, 3 avril 1948) chargée de gérer le Plan Marshall (1947-51) à travers une agence d'aide bilatérale dans chacun des 16 premiers pays européens bénéficiaires ;
- complétée 2 semaines plus tard par la création d'une « Organisation for European Economic Co-operation » (OEEC, 6 avril 1948) conçue tel un « Mur Européen » suite au déclenchement de la Guerre Froide ;
- avant d'être transformée en "Organisation for Economic Co-operation and Development" (OECD, 30 septembre 1961), soit une décennie après l'interruption du Plan Marshall ;
- de structurer l'économie mondiale autour de ses travaux couvrant de vastes domaines dont la science, la technologie, l’innovation, l’action publique et les relations internationales parmi d’autres ;
- tout en restant un hybride à la fois ancêtre de USAID, à l'origine de l'Union Européenne et version sélective de l'ONU quand 33 des 55 premiers pays signataires de la Charte (26 juin 1945) en sont exclus.

Elle ne devient toujours pas une organisation multilatérale dès lors que le nombre de membres est strictement limité : 16 pays européens à sa création, 18 une fois que USA et Canada l'intègrent, 20 en 1960 et 38 à ce jour. Un continent - l'Afrique - en est toujours exclu malgré la mise en place en 1962 du Centre de Développement devenu depuis une unité indépendante d'appui à la "formulation des politiques publiques en matière de développement, au moyen d’un travail pluridisciplinaire". Sauf qu'il ne couvre actuellement qu'à peine 55 pays dont 13 Africains et 13 membres de OECD quand les Nations Unies regroupent 193 pays membres.

La place de l'organisation dans le système international en fait tout au plus "l'ange gardien" du régime de domination absolu des USA complétée par toute une machinerie bureaucratique dont la partie visible ne se limite pas à cette liste : Conseil de Sécurité, FMI, Banque Mondiale, OMC, G7, OTAN.

Aussi, l'alerte révèle tout au plus que le dépositaire de ce régime, premier fournisseur d'aide depuis le Plan Marshall après avoir été l'initiateur du multilatéralisme avec l'ONU est à présent "sans boussole", donc le premier affecté. Comme si tant de "solutions concrètes" offertes depuis un demi-siècle par OECD n'en étaient pas : "Interfuturs (1974)" qui en fait le précurseur du déploiement de la prospective en Europe, "le Monde en 2020 (1997)", Vision d'Avenir (2011)...

Pourtant, depuis sa création, l'organisation expérimente diverses étapes du cycle politique en commençant par la mise en œuvre du Plan Marshall autour de ECA. Elle veille en pleine guerre froide sur l'évolution de ses bénéficiaires, sert d'organe de suivi/évaluation de leur performance économique, édite les « Normes de qualité pour l’évaluation du développement 2010) et initie le « Partenariat de Busan pour une coopération efficace au développement, 2011) ». Son intervention avec « Pure Iasa » contribue à l’émergence de la science physique du climat conjointement avec les Nations Unies (Ipbs) consacrant les ODD autour du slogan « faire de la nature un capital (Dasgupta Review February 2021).

Il convient de soumettre la démarche à un examen critique, ne serait-ce que pour éviter malentendus et déceptions quand aucune information n'est disponible sur le type de mégatendance, les facteurs de rupture et signaux (faibles, forts) permettant de localiser la nature de la rupture (créatrice ou destructrice ?), son ampleur (radicale ou relative ?) ainsi que l’invariant affecté (vieillissement démographique ? anthropocène ? stagnation multiséculaire ?). Inscrire sa portée seulement dans l'espace (monde ou global) ne suffit pas et ne soulève que des questions.

1. Que reste-t-il de l’expérience accumulée depuis le début des années 70 avec Interfuturs ?

Il ne s'agit pas de réécrire l'histoire de l'Organisation mais plus simplement d'illustrer la controverse en son sein entre tenants d'une approche orthodoxe et partisans d'une plus grande ambition pluri voire transdisciplinaire. Les premiers ferment la porte aux non-membres tandis que les seconds prônent une réelle ouverture sur le reste du monde.

Une controverse qui puise dans le mandat redéfini en 1951. Alors que l'aide Marshall prend fin, l'organisation n'est plus centrée sur l'Europe mais sur des notions encore floues : Coopération et Développement Economique. Sauf que dans la pratique, rien ne change malgré la création du Centre de Développement une décennie plus tard (1961) : l'essentiel des interventions était encore centré sur l'économie des 38 pays européens membres. En cause, le rapport de force qui s'installe entre « redeemers » au service d’une cause rédemptrice structurés en "air de famille". Le premier, toujours opposé à l'abolition de l'esclavage, reste plus que jamais attaché à la tradition wilsonienne (1913-1921) dont le Ku Klux Klan (KKK) est l'incarnation. Une tradition à l’origine du blocage jusqu’en 1948 de l’intégration de la Proposition d'égalité des races dans la Charte de la Société des Nations avec le soutien enthousiaste des délégations française, italienne et grecque.

Le second s'inscrit dans la version "démo-ressourciste": l'essentiel est l'accès libre aux ressources, d'où l'obligation de bloquer toute forme d'industrialisation par import-substitution dans les pays non-membres, quitte à limiter la croissance mondiale comme le préconise le Club de Rome sous couvert de "l'Oracle Electronique", une tradition intellectuelle née dans le temple de la science américaine grâce au System Model et déployée en "Triple Helice".

Une véritable "guerre de paradigmes" s'installe donc polluant l'atmosphère de l'organisation. Le Secrétariat Général (SG) tourne en rond entre ces deux postures, jusqu'au jour où une demande à accéder aux ressources bibliographiques de l'organisation arrive sur sa table. Une étrange demande venant d'un simple étudiant, par ailleurs adepte du mouvement "free" en vogue à l'époque au point de choisir un sujet de thèse-mémoire couvrant trois domaines de recherche - économie du développement, firmes multinationales et intégration régionale à partir du cas de l'Afrique de l'Ouest dans un contexte de coopération internationale gangrénée par la guerre froide. Sauf qu’avant la prise de contact avec OECD, l'intéressé essuie des plâtres auprès de toute administration ou service contacté, les bibliothèques académiques étant dépourvues de sources utiles. Partout la même réaction : sujet tabou ! vous n'avez pas le droit de le traiter ! dehors !

Après plusieurs vaines tentatives de collecte de données, l'idée de revenir à une étude de cas plus standard s'impose couvrant uniquement l'Europe à travers un seul domaine : l'économie, la coopération ou le business. La manifestation d'intérêt de l'Ocde pour le sujet sauve alors de justesse le choix initial mais à une condition : contribuer à éclairer la décision du SG, par l'inventaire au sein de sa bibliothèque de toutes les ressources disponibles sur les 3 thèmes retenus. Une bibliothèque remplie d'illustres revues académiques mais stockées à défaut d'être exploitées par le personnel ; pas seulement par manque de temps mais parce que traitant de sujets trop pointus pour une organisation censée diffuser des travaux accessibles aux administrations nationales européennes, détruites par les guerres et enfermées dans un modèle d'organisation obsolète : jacobin, westphalien, impérial, royal...

Il fallait donc - autant de fois que nécessaire par semaine - rendre compte à différents groupes d'experts selon leur disponibilités et volontaires pour un brainstorming autour d'un sujet qui intrigue plus d'un. En échange, profiter de leur conseil et avis pour l'aborder et approfondir. Après plusieurs mois, le "rat de bibliothèque" finit sa tâche accumulant au passage suffisamment de preuve sur l'impératif pour OECD de sortir de l'approche orthodoxe, ne serait-ce que pour anticiper les conséquences sur les pays membres, de ruptures possibles dans le reste du monde, faire évoluer sa méthodologie de recherche et d'analyse.

Certains aspects du sujet restent néanmoins à approfondir faute d'éclairages bibliographiques pertinents. OECD contacte alors d'autres sources et recommande d'y aller tout en continuant de partager les références pertinentes identifiées, en particulier sur l'économie africaine et surtout sur cette notion encore étrange de "firme multinationale", réduite aux grandes firmes para ou semi publiques qui pourtant ont joué un rôle clé dans la gestion de l'Aide Marshall en veillant notamment sur l'application stricte du "dispositif de contre valeur" et sur l'organisation des missions de productivité au profit de leur agenda. Deux sujets très peu documentés alors qu'ils sont au cœur de l'érosion des matières premières extraites des ex-colonies avant d'être réexportées vers leurs sièges, cantonnant au passage les pays européens dans la consommation de biens importés des Usa et dissuadant voire interdisant toute forme d'import-substitution dans leur pré-carré.

C'est ainsi qu'un deuxième séjour est accepté par le Groupe Metra. La Direction Générale de sa filiale Sema affiche son intérêt pour le sujet. Mais à défaut de sources bibliographiques pertinentes, elle préconise l'organisation de séances de brainstorming avec les experts disponibles sur la façon d'aborder le sujet s'il leur était confié. Un sujet qui interpelle son champ d'action (Europe) et l'approche traditionnelle plutôt centrée sur l'ingénierie industrielle (recherche opérationnelle, informatique), la planification (économie appliquée, modélisation, gestion) comme l'illustre bien ses interventions lors des différents Congrès de l'Association française pour la cybernétique économique et technique (AFCET) depuis sa création en 1968 et dont le 4e (1974) consacré à l'Aide à la Décision est un grand pas vers l'analyse décisionnelle et un petit pas vers l'analyse de politique (policy analysis).

A l'issue de plusieurs semaines de rencontres, des idées fécondes jaillissent ainsi qu'un contact auprès d'une cellule qui se révèle être l'ancêtre du CEPII et de l'OFCE dont le responsable autorise l'accès à plusieurs numéros de revues spécialisés à conditions de préserver totalement son anonymat de peur de sanctions venant de sa hiérarchie.

Un séjour final au sein de la bibliothèque de l'ONU fournit l'essentiel des sources sur l'Afrique de l’Ouest aussi bien qu'au plan économique (UNECA, CNUCED, FAO, OIT, ONUDI, UNITAR) que scientifique (UNESCO).

C'est ainsi qu'a pu être rédigé une volumineuse thèse mémoire autour d’un titre choisi pour éviter toute censure : « Marketing », cette discipline toute nouvelle et réservée aux « Firmes Multinationales », « Développement Economique » plus concret que « Economie du Développement, « Afrique de l’Ouest » moins suspect que « Intégration régionale ». L’obligation de ne pas dépasser 200 pages permet de recueillir l'autorisation d'être dactylographié, obligeant donc à réduire au strict minimum le nombre de pages consacrées à une bibliographie aussi imposante qu'inédite sur un tel sujet.

Pendant ce temps, OECD bascule définitivement dans l'approche multi et transdisciplinaire pour le développement économique et s'initie à la démarche prospective pour aborder cette question à l'échelle mondiale, quitte à sous-traiter Interfuturs à SEMA avec l'autorisation de l'Etat Fédéral d'y déployer via MIT le référentiel méthodologique (Dynamo) à l'origine de « Limites de la Croissance » et de « World Dynamics » mais aussi du clash des modèles déclenchée par le rapport Meadows, fournissant au passage à la famille démoressourciste l'opportunité de déployer la "Tragédie des Communs" dans le Sahel via OECD, SEMA et Interfuturs.

Cet épisode laisse des traces indélébiles comme le révèlent plusieurs situations étrangement identiques plus tard via d'autres exercices de type étude d'impact potentiel du Système Monétaire Européen (UNECA), enquête sur les systèmes de planification (IDEP/UNECA/PNUD, renforcement des capacités d'analyse de politique (ACBF), exercice de prospective régionale et globale (ONU Millenium Project)...

Quelques anecdotes illustrent bien toutes ces péripéties.

L’opposition au départ féroce à tout exercice d’évaluation de l’impact du SME sur le régime monétaire et financier (1989), oblige UNECA à approfondir la réflexion découvrant ainsi qu’il ne s’agit pas simplement d’une problématique relevant de “UBDISCIPLINES 7. Macroeconomics ; JEL : E - Macroeconomics and Monetary Economics”.
D’où l’idée de recenser dans sa bibliothèque toute information utile, en attendant que soit levés tous les obstacles à l’exercice (Etat français, Banque de France, Commission de la CEE, BCEAO, BEAC, Gouvernements africains des pays membres de la Zone Franc CFA…). Et de réaliser des séances de brainstorming avec les experts interpellés par le sujet. Comme en 1971 à OECD, une intense controverse s’y installe entre tenants d’une approche orthodoxe de type macroéconomie monétaire et partisans d’une autre qui en fait un problème plutôt politique qui recommandent d’autres - analyse décisionnelle, prospective - sans qu’aucune source soit disponible. Une fois les obstacles levés grâce à l’ultimatum du Secrétaire Exécutif aux autres protagonistes de porter l’affaire devant le Secrétaire Général des Nations Unies, plusieurs séances de brainstorming sont aussi organisées au sein de la BDF, du Ministère Français de l’Economie et des Finances, de la Commission de la CEE et de la BCEAO. Tous en profitent par appréhender la dimension internationale de l’Ecu, la perspective d’Union Politique en Europe, les opportunités pour l’intégration régionale en Afrique depuis les régions ouest et centre… Autant de thématiques qui offre une voie vers l’approche inter et transdisciplinaire comme ce fut le cas à OECD en 1971.

Lors de l’enquête sur les système de planification en Afrique (1992), l’expérience OECD se réveille à nouveau dans un pays d’Afrique du Nord (Maroc ) où toute discussion sur ce sujet était interdite tant au sein des départements ministériels concernés qu’au sein de l’université inaccessible en état de siège par l’armée. La méfiance de Son Altesse Royale vis-à-vis de toute tentative des Nations Unies de se mêler des affaires intérieures place la mission sous supervision via son Conseiller Principal. Il a fallu organiser discrètement des séances de brainstorming préservant l’anonymat complet des intervenants pour arriver à faire une synthèse critique sur l’état du système qui, une fois transmise au plus haut niveau déclenche une réforme profonde expliquant à elle seule comment ce pays réussi en quelques décennies à reconstituer les anciennes « routes transsahariennes » dans une version banques, transports aériens, import substitution… Au point d’être immédiatement identifié comme « Le Prochain Dragon » ( S. Leymarie & J. Triper, Préface de M. Porter, 1992, EDDIF). Au point même de s’assimiler come lors de la CAF 2026 plutôt à un tigre qui, comme un autre célèbre, « proclame sa tigritude, se jette sur ses proies et les dévore ». C’est aussi l’un des rares pays à se lancer dans un exercice de prospective à l’aide de la méthodologie exploratoire encore naissante, contrairement à tant d’autres qui se contentent de « recopier la boîte à outils de la prospective industrielle et technicienne, qui sont souvent un sous-produit du marketing » totalement inadaptée. y compris quand elle est qualifiée de « stratégique » (P. Musso : Territoires et Cyberespace en 2030, DIACT, 2008)

Toutes ces expériences sont enfin consacrées par la série d’exercices réalisés dans le cadre de la préparation du Sommet Millénaire de l’ONU (2000-2001) où l’Afrique apporte une contribution encore exceptionnelle à ce jour (ONU 80) sur des thèmes variés : analyse séculaire, coopération et développement, modèle discursif des dirigeants africains, science et ses réseaux, vision et propositions pour le 3e millénaire…

Nombre de travaux de OECD sont ainsi revisités dont « le Monde en 2020 » qui enferme l’Afrique dans un scénario trop normatif. Le comble est atteint quand cette organisation planifie une opération destinée à vider de tout son contenu le « Plan d’Action des Communautés Economiques Régionales (CERs) pour la mise en œuvre Nepad » dont la formulation puise dans une démarche fondée sur à la fois sur la prospective et l’analyse de politique suscitant étonnement, fascination partout. Les grandes puissances y voient une manière pour l’Afrique de se passer de l’aide et de vider de tout contenu le « partenariat entre riches et pauvres ». Le Centre de Développement invite le Président en exercice du Nepad à le présenter mais la méconnaissance de son contenu trahit une attitude passive, juste pour recevoir de l’aide publique. Le Sommet du G8 de 2007 à Heiligendamm en Allemagne fait le reste en marge duquel plusieurs dirigeants africains sont invités. Après avoir célébré sa version soft, les grandes puissances acceptent de le soutenir à condition que le pilotage de l’intégration régionale soit confié à la Banque Mondiale. Celle-ci finit par tout abandonner en 2010, sous le prétexte de malentendus, de difficultés, de problèmes de leadership. Du bon usage de OECD.

3. Leçons

Parler, six décennies plus tard de "rupture de portée mondiale" sans revisiter la trajectoire méthodologique, c’est tout simplement offrir aux « redeemers » et autres démoressourcistes, l'occasion de reprendre l'initiative au cas où ils l'auraient perdu depuis que "l'aide s'effondre" et que "le multilatéralisme de fragmente". Un procédé rustique quand pour ces deux "airs de famille", il n'est pas question d'ouvrir "une nouvelle ère de la coopération pour le développement" dès lors qu'ils ne font aucune différence entre l'aide bi et multi latérale.

Parler de rupture en 2026 alors qu'elle a lieu dès l'abandon du Plan Marshall, c'est juste en faire un concept caméléon.

Aller en quête de visions audacieuses pour une nouvelle ère et d'actions pour un impact concret sans revisiter les scénarios globaux dont un trop normatif pour l'Afrique (Le Monde en 2020, 1997) relève de l'Oracle, dans l'ignorance totale de ce qu'est la méthodologie exploratoire incontournable pour une problématique d'ordre global.

*Sams Dine SY, 11/06/2026
Super Ager à la Retraite
Animateur de la plateforme Open Science https://samsdinesy.org/ dédiée à la Distance Science et ses retombées reproductibles : Dynamique Volitive, Prospective Exploratoire, Policy Analysais, Transformation Systémique